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Citations sur la nature défectueuse du samsara
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Seunam Gyamtso
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Message Posté le : 29 Juin 2008 6:33  Répondre en citant

Citation:
Quant aux animaux qui dépendent des hommes, ils sont si stupides que lorsque, couteau en main, leur bourreau s'approche d'eux, ils ne savent que le regarder, les yeux exorbités, sans même penser à s'enfuir. Ils se font traire, bâter, castrer. percer le nez, attacher à une charrue, et pas un seul n'échappe à ces souffrances de l'esclavage. On continue de charger les chevaux dont le dos n'est qu'une plaie, et on les monte encore. Quand ils ne peuvent plus avancer, on les cravache et on leur jette des pierres. Il ne nous vient pas à l'idée qu'ils puissent peiner ou être malades.
On exploite le gros bétail et les moutons jusqu'à la mort. Quand ils sont trop vieux, on les tue soi-même ou on les vend: de toute façon, ils sont promis à la boucherie et la mort naturelle leur est inconnue.
Ainsi les animaux vivent-ils dans d'inconcevables souffrances. Quand nous voyons un être torturé de la sorte, mettons-nous mentalement à sa place et pensons dans le détail à tout ce qu'il subit. Considérons avec une intense compassion tous ceux qui, en général, sont renés parmi les animaux.


Patrul Rimpotché, Le chemin de la grande perfection, éditions Padmakara


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Seunam Gyamtso
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Message Posté le : 06 Juil 2008 6:15  Répondre en citant

Citation:
On peut se demander si les trois renaissances inférieures sont les seules qui soient douloureuses et si dans les sphères supérieures tout n'est que bien-être et bonheur. Eh bien, le bonheur n'existe pas non plus dans les mondes supérieurs: (...) l'homme pâtit de trois souffrances fondamentales, des quatre grands fleuves de souffrance que sont la naissance, la vieillesse, la maladie et la mort; il souffre de la crainte de rencontrer les ennemis qu'il hait, de la crainte d'être séparé de ses proches bien-aimés, de subir l'indésirable et de ne point obtenir ce qu'il désire.


Patrul Rimpotché, Le chemin de la grande perfection, éditions Padmakara


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Seunam Gyamtso
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Message Posté le : 13 Juil 2008 21:16  Répondre en citant

Citation:
Le samsara est marqué par trois sortes de souffrances :

- les cinq agrégats auxquels s'accroche la notion d'un moi ne sont que souffrance. C'est ce qu'on appelle la "souffrance inhérente à tous les composés".
- "la souffrance du changement" signifie que, lorsqu'on a une expérience heureuse, elle ne peut être que momentanée et ne saurait être définitive. Ce n'est pas le bonheur absolu et ultime. La nature douloureuse du samsara se retrouve dans le changement.
- "la souffrance douloureuse", enfin, signifie que, en plus de la souffrance due au simple fait de fonctionner en mode d'ego, il existe une très grande diversité de souffrances éprouvées par les êtres des six classes. Si l'on prend l'exemple des humains, nous rencontrons en premier la souffrance de la naissance, puis la souffrance de la vieillesse, celle de la maladie et celle de la mort. C'est un fait universel. Dans le domaine de la manifestation samsarique, les karmas qui viennent à maturation sont d'une infinie variété, la variété des souffrances expérimentées par les individus est donc elle aussi infinie.
C'est donc la souffrance s'ajoutant à la souffrance; c'est pourquoi on l'appelle "souffrance de la souffrance" ou "souffrance douloureuse".


Djamgoeun Kontrul Rimpotché, Le lama éternel, éditions Claire Lumière


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Seunam Gyamtso
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Message Posté le : 20 Juil 2008 6:52  Répondre en citant

Citation:
Le soin de la gagner et de la conserver, le chagrin de la perdre font de la fortune une immense infortune, sache-le bien ! Ceux dont l'esprit est attaché aux richesses sont distraits et hors d'état de se délivrer des souffrances de la vie.


Shantidéva, La marche vers l'éveil, éditions Padmakara


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Seunam Gyamtso
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Message Posté le : 27 Juil 2008 21:12  Répondre en citant

Citation:
Les souffrances de la naissance

Quand sont révolus les mois de gestation, l'énergie karmique de l'existence renverse le fœtus pour l'accouchement. Poussé par la porte de la naissance, il souffre comme si un vigoureux athlète le frappait contre un mur en le tenant par les pieds. Au moment de franchir la structure osseuse, le bébé souffre comme s'il passait par le trou d'une filière. Si l'orifice est trop étroit, il meurt là, ou bien mère et enfant meurent tous les deux. De toute façon, ils ressentent les affres de l'agonie.
Une fois né, l'enfant souffre de multiples façons. En tombant sur sa couche, il souffre comme s'il s'écrasait dans un trou plein de ronces. Quand on lui décolle les morceaux de placenta du dos, il se sent écorché vif. Le nettoyer de ses excréments, c'est comme le fouetter avec des épines. Quand sa mère le prend dans son giron, il se sent comme un petit oiseau emporté par un épervier. Lui passer du beurre au sommet du crâne, c'est comme le ligoter et le jeter dans un trou profond... Ensuite, quand on le couche dans son berceau, il se sent plongé dans une boue sale, et quand la faim, la soif ou la maladie l'assaillent, il n'a d'autre recours que de pleurer.


Patrul Rimpotché, Le chemin de la grande perfection, éditions Padmakara


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Seunam Gyamtso
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Message Posté le : 31 Août 2008 7:27  Répondre en citant

Citation:
Les souffrances de la maladie

Ce corps étant composé de quatre éléments, le déséquilibre entre eux provoque toutes sortes de maladies et ces maladies engendrent la sensation de douleur.
A peine est-on frappé par les élancements de la maladie que l'on s'écroule sans force, comme un oiseau touché par une pierre, même si l'on est un homme jeune. vigoureux et splendide. Du fond de son lit, on a toutes les peines du monde à faire le moindre mouvement. Le simple fait d'expliquer où l'on a mal est un acte laborieux: la voix est réticente et vient du fond des entrailles. Sur le côté droit. sur le côté gauche, sur le ventre ou sur le dos. le malade ne se sent jamais bien. Il n'a plus envie de boire ou d: manger. La nuit, il ne peut plus dormir. et les jours comme les nuits lui semblent longs. Il doit subir à contrecoeur des traitements désagréables—médecines amères, pimentées ou acides, saignées ou cautérisations. Il s'effraie à la pensée qu'étant malade. il pourrait soudain mourir. Sous le pouvoir des influences morbides et du mauvais karma, il perd le contrôle de son esprit et va d'hallucination en hallucination. Il lui arrive même de se tuer, de se jeter dans le vide. Quant aux lépreux et aux épileptiques, ils sont comme des morts vivants: rejetés des hommes, ils voient leur propre déchéance...


Patrul Rimpotché, Le chemin de la grande perfection, éditions Padmakara


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