de Trinlé Lhamo » Ven 15 Jan 2010 01:13
Bonsoir Xav
Ta question, je me la suis posée, et me la pose encore, car depuis un bon moment, je rencontre plutôt des situations assez difficiles aussi.
Dans mon cheminement actuel, j'en suis arrivé à la conclusion de ne pas me laisser 'bouffer' par ce que tu nommes les loups, certains êtres assez malveillants, qui essaient de nous nuire d'une manière ou d'une autre. J'entends par là, de conserver ma dignité en toute situation, et quoi que ce soit qui se passe, de ne pas endosser tout, d'essayer d'apprendre à 'mieux lâcher prise', ce qui est difficile.
Et d'accueillir toutes les émotions que cela génère en moi, et il y en a alors beaucoup.
Je me dis qu'il n'y a aucune raison de se laisser bouffer, puisque n'étant pas encore un bodhisattva, comme l'explique Seunam, et donc pas à même de voir réellement et clairement la nature de tout ceci.
Sinon, c'est laisser ces 'loups' continuer à s'enfermer dans des agissements négatifs et source de souffrance pour les autres et eux.
Si on se laisse faire passivement, comme tu le suggères dnas ta première hypothèse, il me semble que ce n'ets rnedre service à personne, ni nous ni les autres, car rien dans notre attitude ne pourra leur provoquer une petite lueur qui peut parfois les amener peu à peu à réaliser certaines choses, leurs attitudes... Je pense que selon comment on réagit, on peut semer le doute en l'autre, même inconsciemment, le faire vaciller dnas ces certitudes d'avoir raison, et de se comporter de manière négative. Et qu'à force que ces gens récupèrent des choses semblables, un jour ou l'autre, peut-être qu'en eux, quelque chose tiltera.
Et c'ets se nuire à soi aussi, car sous couvert en apparence de se dire, c'ets pour le bien de tous que j'accepte de subir, il me semble que c'ets quelque chose de très superficiel la plupart du temps, même si c'ets avec de bons sentiments, une sorte de leurre auquel on s'accroche et on veut croire, en niant et ne voyant aps tout ce que ces situations peuvent générer en nous. Même si ce n'ets pas toujorus des choses que l'on voudrait voir en nous, resssentir... Mais je me dis que le chemin, c'ets cela aussi, apprendre à s'accepter tel que l'on ets, à tous les moments, et en même temps en prendre de plus en plus conscience, snas se juger et donc se culpabiliser, et de tâcher d'évoluer sur cette base de compréhension et de meilleure connaissance de nous-même.
Je suis passée par cette phase de vouloir n'être que positive, gentille, compréhensive, de trouver des excuses à tout, de ne renvoyer que du positif, même pour le négatif que l'on me faisait, j'étais sincère, mais je me dis qu'en même temps, il y a certianes choses que sur le coup, je ne réalisais pas bien.
A présent, je ne fais pas de mal aux autres, je suis toujours gentille, mais j'ai nuancé ma position, j'attache aussi plus d'importance à ce que cela génère en moi. J'essaie d'être équilibrée entre moi, et les autres.
Car à la base sur le chemin, on ne peut partir que de soi, et d'où l'on en est.
Personnellement, avec parfois de la révolte, snetiment d'injustice, de colère contre les gens qui se comportent de cette manière...
Pour ta deuxième hypothèse, elle rejoint plus 'nos réflexes de survie'.
Je trouve que c'est cependant difficile de généraliser. Car chaque situation ets différente. Et que personnellement, au travers de la dernière situation difficile que j'ai rnecontré, j'ai fait face, j'ai répondu, expliqué, n'ai pas lâché un pouce de terrain, je n'endosse plus gentiment ce que l'on veut me faire porter, quand cela me semble injustifié. Mais en même temps, quand c'est au sein du travail que cela se passe, si les gens en face ne sont pas eux dnas une démarche de vouloir évoluer, ne réalisent pas vraiment, ne se remettent pas en question, acr il ets tellement aisé de rejeter tout sur les autres, et de remettre les autres ne question, même si je suis décidé à ne plus me laisser marcher sur les pieds, c'ets quand même moi, qui au final est fait le plus d'effort, celui de passer sur les attitudes négatives que 'lon a eu envers moi, de réussir à trouver le moyen de continuer à avancer dnas cette ambiance, tout en essayant de rester le plus moi-même. Et de continuer malgré tout à me comporter selon mes valeurs, ce que je suis, c'ets à dire, entraide dnas l'équipe, si une de ces personnes me posent une question sur quelque chose qu'elle ne maitrise pas, pour que je l'aide,...
Finalement, je crois qu'il n'y a pas de réponse à ta question, si ce n'ets celle que toi, tu vas trouver en toi, par rapport à ton chemin de vie actuel, ce que tu es...
Pour moi, c'ets ne pas me laisser 'bouffer par les loups', mais en même temps, je ne bouffe pas l'autre en face. Je laisse mes émotions et ma colère sortir chez moi, je lui donne un espace pour la laisser s'exprimer, et au sein du travail, ou autre, je tâche de rester 'zen', et digne. Un peu comme sur un tatami. Ma pratique des arts martiaux m'inspire beaucoup de parallèle entre la vie de tous les jours, et ce que l'on développe sur le tapis.
Dans ces situations souvent, je parle beaucoup, mais cela tombe à l'eau si en face de soi, comme cela m'est arrivé récemment, l'autre n'ets pas du tout dnas une démarche d'ouverture, d'amélioration des relations, mais plutôt de jugement, pouvoir... Il ne comprend pas. Je laisse alors tomber
Un autre constat que j'ai fait, c'ets que face aux gens que tu nommes les loups, il ets important, malgré ce qui peut s'élever en nous d'émotions suite à ce qu'ils nous font subir, de rester sur un ton inférieur à eux, un ton qui trahira le moins possible nos émotions. C'est très difficile à faire. Mais j'ai vite réalisé qu'à chaque fois, que mes émotions m'emportaient un peu, même si je n'étais pas dnas la colère, l'autre en face de moi se servait uniquement de cette faille en moi, ce sémotions, et n'écoutaient absolument pas ce que je disais. Il est bien plus déstabilisant pour ce genre de personnes d'avoir en face de soi quelqu'un qui reste digne et calme, et ce que l'on peut dire alors a aussi bien plus d'impact, surtout s'il y a d'autres personnes autour. Le calme, et les regarder en face, dnas les yeux, car souvent, ils n'ont pas ce courage. Et ils ne trouvent alors plus de prise sur nous.
Je m'inspire aussi de Tchenrézi, cela m'aide de réciter le mantra, en me servant de mon mala, que j'ai toujours dans la poche de mon manteau (rien que son contact m'aide à rester là, plus centrée).
Amicalement.
Paix, Amour, Joie, et Bonheur pour tous les êtres !
«Chaque pas qui est fait sur la Terre devrait être comme une prière.» Héhaka Sapa
« Celui qui veut connaître le Divin doit sentir le vent sur son visage et le soleil sur sa main. » Bouddha