Guelek Dorjé Tenzin a écrit:Tashi delek, Sönam
Sönam a écrit:....
Nos fautes sont des « incidents » en regard de la Nature de Bouddha, et nos bonnes qualités font partie inhérente de la Nature de Bouddha. L’essence de la Nature de Bouddha est qu’elle ne change pas. Il existe seulement des fautes temporaires qui la recouvrent … partiellement.
Les qualités sont présentes de façon inhérente dans la Nature de Bouddha et manifeste dans l’illumination, elles ne commencent pas à se développer au moment de la Bouddhéité. La Nature de Bouddha est permanente et c’est la même avant et après la bouddhéité.Aïe...
Elle a le potentiel pour atteindre la Bouddhéité, elle en a déjà les qualités, celles requises sur la Voie, la foi, le courage, l’intelligence …
Les Trois semences de la Nature de Bouddha sont la vacuité (dharmakaya), la connaissance (jnana), la compassion.
Puisse ces quelques explications aider les êtres a trouver le chemin de la libération.
Sönam
Une petite chose que je ne comprend pas (peut-ètre n'est ce pas assez compliqué

)
Comment concevoir un avant et un après? Puisque la Nature de Bouddha est permannente , la bouddhéité elle aussi est permanente. Par conséquent, elle ne s'inscrit dans un espace fini temporel qui aurait un avant, et un après. Ce qui laisserait supposé un maintenant qui serait...quoi??
Je conviens que se raisonnement relève de la logique, et ne s'inscrit pas dans Mahamoudra...
Amicalement,
Guelek,
Tu mélanges en un même concept vérité relative et vérité absolue ...
pour répondre simple ...
d'abord, dans notre cas, par bouddhéité, il ne faut pas forcément entendre l'état parfait du Bouddha mais plutôt l'expérience de la bouddhéité, l'expérience de cette nature-de-bouddha.
le moment où tu réalises cette bouddhéité pas-encore-parfaite parce que, avec certaines conditions, tu as réussi temporairement à effacer toutes les obscurations qui t'empéchaient de la réaliser ... il y a donc bien un avant, un pendant et un après.
la "stabilisation" dans cet état de rigpa est un long travail, et c'est l'avancée dans les bhumis jusqu'à l'état de parfait.
Mais la bouddhéité elle même, bien entendu est hors de tous ces concepts d'avant, d'après, de début, de fin and so on.
On peut dire (imparfaitement), qu'avant est une vérité relative, pendant une vérité absolue, après de nouveau une vérité relative ... mais avec en plus la fin du doute et de la souffrance parce qu'il en reste le souvenir (ce parfum dont on parlait, il y a peu, avec dharmadhatu dans un autre sujet sur madhyamika ... que tu peux consulter).
La réalisation de cette nature-de-bouddha est l'entrée dans la voie de la vue ... bien différente de la voie des soutras et de l'accumulation.
mais encore une fois, une compréhension intellectuelle ne peut remplacer l'expérience, ni même l'appréhender ne fusse que de très loin ... dire "avoir effacé le moindre concept" ne décrit en rien l'expérience qui en résulte et les qualités qui s'y trouvent.
Sönam
