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Les enseignements du Bouddha nous apprennent à travailler pour le bienfait des autres et à ne pas leur nuire, mais très souvent nous ne savons pas si les choses que nous utilisons quotidiennement nuisent à l’environnement, étant en général uniquement préoccupés par notre propre confort. Cependant, notre style de vie nuit à l’environnement, que ce soit directement ou indirectement. De ce fait, nous ne pouvons nous complaire et nous dire : « Je ne nuis à personne ». Nous devons voir les choses autrement.
Lorsque Sa Sainteté vivait au Tibet, les gens ne travaillaient que quelques heures par jour, mais cela leur était suffisant pour gagner leur vie; le reste du temps pouvait donc être consacré à la famille ou aux loisirs. De nos jours, dans les grandes villes, les gens travaillent 24 heures, et même cela ne leur est pas suffisant. À ce rythme, un jour viendra où ils devront travailler 48 heures et n’auront même plus le temps de dormir. « Pourquoi les gens ne peuvent-ils pas gagner suffisamment d’argent pour vivre, même en travaillant pendant 24 heures ? » a demandé le Karmapa. « Parce qu’il n’y a pas de fin à l’avarice humaine, à moins que nous soyons à même de nous en rendre compte… ».
Sa Sainteté a souligné que, comparé au passé, les gens de nos jours consomment beaucoup d’énergie. Toutes les difficultés auxquelles ils sont confrontés aujourd’hui découlent de leurs propres actes. Ils essaient de se comporter comme des machines, mais les humains ne sont pas des machines. Les machines ne se fatiguent jamais.
Au bout du compte, toutes les souffrances renvoient à l’avarice humaine. Les gens pensent qu’ils ont besoin de choses dont ils n’ont pas réellement besoin, et de ce fait, ils se causent du mal à eux-mêmes. Tout le monde doit réfléchir à cela.
Il est important que chacun mette en pratique au quotidien la protection de l’environnement. Et au lieu de penser à son propre intérêt, qu’il pense au bienfait de tous les êtres sensibles, ce qui est un aspect essentiel du Bouddhisme Mahayana.
Source : http://www.kagyuoffice-fr.org/17e_karma ... onference/
Notre société de consommation nous entraine dans une création de besoins, celle ci renforce le facteur perturbateur de l'avarice, le "moi je veux", "j'ai besoin de", et l'insatisfaction / souffrance qui en découle.
De plus comme il nous faut passer de plus en plus de temps pour la satisfaction de nos besoins (en travaillant plus... pour gagner plus ?...
Enfin, cette création et recherche de la satisfaction de nombreux besoins n'as pas seulement des conséquences négatives sur nous-même et nos relations avec les autres, mais aussi sur l'environnement, que nous détruisons par une exploitation sans précédent des ressources pour nos satisfactions matérielles.
Il me semble important de réfléchir a cela, d'en tirer une vision claire de notre mode de fonctionnement actuel, de ses conséquences sur nous même et l'environnement.
Ceci fait, je suis persuadé que nous pouvons et devons agir a notre niveau, sans attendre que les changements viennent de la société, des entreprises ou des gouvernements.
Le changement commence par nous même, en changeant notre façon de nous comporter, d'agir et de penser. Ceci commence a mon avis par la connaissance de notre mode de fonctionnement actuel, nous devons regarder en nous même comment nous créons nos besoins ("aidé" par notre environnement, par la publicité notamment), comment nous faisons vivre ces besoins et cherchons à les satisfaire, quel état d'insatisfaction, "de soif" quasi permanent cela entraine dans nos esprit, comment cela accapare notre temps, nous éloigne des autres et nuit à l'environnement.
Plus cette prise de conscience sera clairement présente à notre esprit, plus nous aurons envie de changer, nous chercherons alors comment changer notre mode de fonctionnement, les solutions, les méthodes que nous trouverons pour nous changer intérieurement entraineront un changement dans nos actions, notre façon de nous comporter avec les autres, nos habitudes de "consommateurs" évoluerons en respectant de plus en plus les autres et l'environnement.
Coluche disait : "Quand on pense qu'il suffirait que les gens ne les achètent plus pour que ça ne se vende pas !"
Comme l'a dit Sa Sainteté le XVIIe Karmapa Orgyèn Trinley Dorjé :
"Il est important que chacun mette pratique au quotidien la protection de l’environnement. Et au lieu de penser à son propre intérêt, qu’il pense au bienfait de tous les êtres sensibles, ce qui est un aspect essentiel du Bouddhisme Mahayana."

