Que faire avec les pensées qui surgissent dans la méditation ?
Dans le contexte du Mahamudra (Grande Union), les pensées ne sont pas à rejeter, mais il ne faut pas les saisir, pas s'identifier à elles, "je ne suis pas les pensées" et "je ne suis pas les pensées" (des verbes être et suivre). Ne nous identifiant pas aux pensées, quand elle survient nous l'observons simplement, voyant sans conceptualiser l'essence des pensées, simple apparence vide d'existence propre, simple projection de l'esprit, elle disparait d'elle même sans la chasser, telle une vague qui n'a jamais été séparé de l'océan, elle y retourne naturellement. Elles ne sont pas une distraction, seule la saisie, l'identification à la pensée lui donne le pouvoir de nous perturber, de troubler la paix, la clarté et la luminosité qui sont l'état naturel de notre esprit.
Les émotions et les apparences (les objets perçues par les 5 sens) sont de la même nature que les pensées, il n'y a pas de différence de nature, mais plutôt une différence d'intensité, les émotions étant plus intenses, plus solidifiés dans l'esprit et encore plus pour les apparences.
Il s'agit donc aussi d'une progression dans la pratique, on commence avec les pensées, puis on peut "travailler" avec les émotions (colère, désir...), puis avec les apparences.
Méditer, c'est se familiariser avec l'état naturel de l'esprit, non distrait par la saisie et l'identification.
Si l'on ne peut demeurer dans l'état naturel, on médite alors sur un support comme la respiration, une visualisation, etc, de manière a entrainer l'esprit a moins saisir les pensées, quand le calme mental est stable, on peut alors lâcher le support et demeurer tel quel.
Il s'agit de ma compréhension actuelle, commençant juste à m'entrainer a cela, toutes les erreurs sont miennes et je suis a votre disposition pour en discuter.
Amicalement,

