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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2772 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 01 Mai 2006 0:06 |
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L' « effort juste » (sammâ-vâyâma)
Nous disions, dans notre texte précédent, que faire cesser les passions ne consiste pas à lutter contre elles, avec aversion, mais à les laisser s'épuiser, sans s'y identifier. Autrement dit : à les voir telles qu'elles sont, c'est-à-dire des phénomènes conditionnés et éphémères (sammâ-ditthi, « compréhension juste »), sans laisser s'exprimer les tendances égotiques et passionnelles habituelles - avidité, aversion et égarement - afin d'agir de manière adéquate et de cheminer ainsi vers l'Eveil (sammâ-samkalpa, « pensée / motivation juste »).
Il faut donc, pour cela, un certain « effort juste » (sammâ-vâyâma).
L'effort est une notion - et une vertu ! - souvent évoquée dans les textes bouddhiques. Plusieurs termes sont d'ailleurs employés pour la rendre : vâyâma (skt. vyâyâma), qui apparaît ici dans la présentation de l'Octuple Noble Chemin, ou encore padhâna (skt. pradhâna), qui mêle effort et aspiration pour ce qui est juste et élevé, mais aussi viriya (skt. vîrya), courage, énergie, souvent associé à la patience, et dont l'origine étymologique indo-européenne a de quoi nous parler... puisqu'il s'agit de la virilité !
C'est dire que l'effort est une vertu active, impliquant de faire et non, simplement, de laisser faire. Nous restons bien, ici, dans l'ordre de l'action juste, correcte, adéquate, et non pas dans le « non-agir » auquel on associe trop souvent le bouddhisme.
Traditionnellement, cet « effort juste » du Noble Chemin se subdivise en quatre aspects : éviter et maîtriser les états d'esprit malsains (pâpa) et néfastes (akusala), développer et maintenir les états d'esprit sains (puñña) et fastes (kusala).
Voici les formules habituellement employées dans les sûtra anciens :
« Qu'est-ce, ô bhikkhu, que l'effort d'éviter (samvara) ? Percevant une forme, un son, une odeur, une saveur ou encore une impression corporelle ou mentale, le bhikkhu ne s'y attache pas, ni dans son aspect général ni dans ses parties. Il s'efforce alors d'écarter ce qui pourrait, s'il demeurait sans maîtriser ses sens, faire apparaître des états d'esprit malsains et néfastes, tels que la convoitise ou le chagrin. Et il surveille ses sens, et les dompte.
Et maintenant, qu'est-ce que l'effort de maîtriser (pahâna ; skt. prahâna) ? Il s'agit de ne conserver aucune pensée de convoitise sensuelle (liée aux sens), ni aucun autre état d'esprit malsain qui serait apparu ; il s'agit de les abandonner, les écarter, les détruire et les faire disparaître.
Et maintenant, qu'est-ce que l'effort de développer (bhâvanâ) ? Le bhikkhu développe les « facteurs de l'Eveil » qui le portent à la solitude, au détachement, à l'extinction et qui mènent jusqu'à la Libération ; c'est-à-dire notamment l'attention ou présence d'esprit (sati ; skt. smrti), l'examen de la Loi (ou Enseignement ; dhamma-vicaya), l'énergie (viriya ; skt. vîrya), le ravissement (pîti ; skt. prîti), la tranquillité (passadhi ; skt. prasrabdhi), le recueillement (samâdhi) et l'équanimité (ou imperturbabilité : upekkhâ ; skt. upeksâ).
Et maintenant, qu'est-ce que l'effort de maintenir (anurakkhanâ ; skt. anuraksanâ) ? Le bhikkhu conserve avec fermeté en son esprit un objet favorable à la concentration (quand il pratique les méditations de "calme mental", samatha), il maintient les états d'esprit sains qui sont apparus, de façon à ne pas les laisser disparaître mais à les amener à croître, à se développer, fructifier et à parvenir à la perfection totale de leur développement. »
Les deux premiers aspects de cet effort juste relèvent avant tout du lâcher-prise, mais les deux suivants, eux, invitent à agir, reprenant ici notamment un terme employé pour désigner ce que l'Occident traduit généralement par « méditation » : bhâvanâ, développer, amener à l'existence, cultiver - au sens agricole du terme... Et les agriculteurs sauront nous rappeler combien d'effort, effectivement, une telle activité réclame !
Du point de vue de l'entraînement, auquel est invité tout disciple du Bouddha, les deux premiers aspects demandent, d'abord, d'avoir appris à reconnaître les états d'esprits malsains (pâpa) et néfastes (akusala). Cette reconnaissance - évidemment liée à la pensée juste - commencera par se développer alors que de tels états d'esprit sont déjà apparus ; il conviendra alors de les maîtriser (effort 2). Petit à petit, le disciple saura reconnaître, aussi, les éléments annonciateurs de leur apparition ; il conviendra alors de les éviter, c'est-à-dire de ne pas maintenir, entretenir les conditions de leur apparition (effort 1).
La citation donnée ci-dessus insiste sur l'importance de « maîtriser, surveiller, dompter » ses sens ainsi que la convoitise et le chagrin qui en résultent. Il s'agit d'un rappel évident des deux premières Nobles Vérités : Vérité de dukkha - insatisfaction, souffrance, chagrin... - et Vérité de l'apparition de dukkha - « soif » et convoitise. Les sens évoqués sont les six que reconnaît la tradition bouddhiste : les cinq sens physiques (vision, audition, olfaction, goût et toucher) et le sens mental, c'est-à-dire la pensée discursive et réflexive, celle qui crée des concepts et des notions, s'attache aux objets et leur attribue une existence durable et autonome, « fabriquant » ainsi un âtman.
Il est parfois difficile de distinguer clairement ce qui relève du malsain - pâpa - et de l'inefficace - akusala. L'inefficace relève plutôt de l'esprit, de l'ordre de l'intérieur, alors que le malsain désigne plutôt les actions qui en résultent, à l'extérieur. L'inefficace est ce qui crée des conditions défavorables (ou ne crée pas de conditions favorables), quand le malsain (non-sain) est ce qui manifeste l'absence de vertu ou la présence des Trois Poisons : avidité, aversion et égarement. Pour filer notre métaphore agricole : l'inefficace est comme le terreau dans lequel l'acte malsain fructifiera en karma négatif.
Pour illustrer plus concrètement ces deux premiers aspects de l'effort, nous aimerions à nouveau laisser la parole à Ajahn Sumedho :
« Avec l'Effort Juste, il peut se manifester une sorte d'acceptation détendue de la situation, au lieu de la panique engendrée par la pensée qu'il nous incombe de mettre tout le monde sur le droit chemin, de tout arranger et de résoudre tous les problèmes. Nous faisons de notre mieux, mais nous comprenons que ce n'est pas à nous de tout régler.
A une époque, lorsque j'étais à Wat Pah Pong avec Ajahn Chah, j'avais pu constater que beaucoup de choses allaient de travers au monastère. Je suis donc allé voir Ajahn Chah et lui expliquai : « Vénérable, telle et telle chose ne vont pas comme il faut ; vous devez faire quelque chose pour résoudre ces problèmes ! ». Il me regarda et me répondit : « Oh, tu souffres beaucoup, Sumedho, tu souffres beaucoup. Ça changera !... ». Je songeai : « Il s'en moque ! Il a dévoué sa vie à ce monastère et il le laisse péricliter ! ». Mais il avait raison. Quelque temps après, la situation commença à s'améliorer et, juste en laissant le temps faire les choses, les gens furent en mesure de voir les erreurs qu'ils commettaient. Il est parfois nécessaire de laisser les choses se dégrader pour que les gens puissent en faire l'expérience. C'est ainsi qu'on peut apprendre à éviter de suivre le même chemin.
Vous voyez ce que je veux dire ? Quelquefois, les situations que nous vivons au cours de l'existence sont simplement « comme ça ». Il n'y a rien que nous puissions faire, si ce n'est de leur permettre d'être ainsi ; même si elles ne font que s'aggraver, nous acceptons qu'elles s'aggravent, nous les laissons suivre leur cours.
Mais cela n'est pas là une attitude fataliste ou négative ; c'est une forme de patience, c'est être disposé à supporter une situation et lui permettre de changer naturellement plutôt que d'essayer, de façon égocentrique et volontaire, de remettre tout en place, de tout épurer par aversion et dégoût pour ce qui est confus et chaotique.
Le résultat d'une telle attitude, est que, si le cours des choses nous contrarie et nous met à l'épreuve, nous ne sommes pas continuellement vexés, blessés ou déçus par les événements, ni déprimés ou démolis par ce que les autres disent ou font. (...) Nous pouvons observer comme il est facile de nous sentir froissés, vexés, troublés ou soucieux - combien quelque chose en nous essaye sans cesse de se montrer gentil, mais se sent toujours un peu offensé par ceci et un peu blessé par cela.
A la réflexion, vous pouvez voir que le monde est « ainsi » ; c'est un domaine sensible. Sa nature n'est pas de chercher à vous apaiser sans cesse et à faire en sorte que vous vous sentiez heureux, sécurisé et positif. La vie présente maintes occasions d'être offensé, choqué, blessé ou anéanti. C'est la vie. Il en va ainsi. Si quelqu'un parle en haussant le ton, cela vous affecte. Mais ensuite, l'esprit peut en faire toute une histoire et s'en offusquer : « Oh, c'était vraiment blessant qu'elle me dise ça ; vous savez, ce n'était pas un ton très agréable. Je me suis senti vraiment choqué. Je n'ai jamais rien fait qui puisse la blesser ». Notre tendance à proliférer mentalement se manifeste ainsi, n'est-ce pas ? ! - vous avez été bouleversé, blessé ou offensé ! Mais, par la suite, à bien examiner cela, vous réalisez qu'il s'agit seulement de sensibilité.
Quand vous contemplez de cette manière, vous n'êtes pas en train de tenter de ne pas ressentir les émotions. Si quelqu'un vous adresse la parole de façon agressive, par exemple, ça ne veut pas dire que vous ne devez rien éprouver du tout. Nous ne nous efforçons pas d'être insensibles. Nous essayons plutôt de ne pas interpréter la situation de façon erronée, ce qui est automatiquement le cas si nous prenons les choses au niveau personnel. Etre équilibré au niveau émotionnel signifie que, si l'on vous tient des propos blessants, vous êtes capable de les recevoir. Vous possédez la force et l'équilibre émotionnels nécessaires pour ne pas vous sentir blessés, vexés ou déstabilisés par les événements de la vie.
Si l'on est toujours froissé, offensé par l'existence, il devient nécessaire de s'enfuir, de se cacher ou, encore, de vivre en compagnie de flatteurs obséquieux qui nous disent : « Vous êtes merveilleux !... - Vraiment ?... - Oui, vous l'êtes !... - Vous le dites pour me faire plaisir, n'est-ce pas ?... - Non, non, je le pense vraiment !... - Cette personne, là-bas, ne pense pas, elle, que je suis quelqu'un de merveilleux !... - Oh, c'est un idiot !... - C'est bien ce que je pense !... ». C'est comme l'histoire de l'empereur et de ses vêtements neufs, n'est-ce pas ? Il vous faut trouver un environnement sur mesure où tout est conçu pour vous rassurer et vous sécuriser, qui soit sans aucune menace. »
« Et maintenant, qu'est-ce que l'effort de développer (bhâvanâ) ? Le bhikkhu développe les « facteurs de l'Eveil » qui le portent à la solitude, au détachement, à l'extinction et qui mènent jusqu'à la Libération ; c'est-à-dire notamment l'attention, l'examen de la Loi, l'énergie, le ravissement, la tranquillité, le recueillement et l'équanimité.
Et maintenant, qu'est-ce que l'effort de maintenir (anurakkhanâ ; skt. anuraksanâ) ? Le bhikkhu conserve avec fermeté en son esprit un objet favorable à la concentration, il maintient les états d'esprit sains qui sont apparus, de façon à ne pas les laisser disparaître mais à les amener à croître, à se développer, fructifier et à parvenir à la perfection totale de leur développement. »
Eviter et maîtriser les états d'esprits malsains (pâpa) et néfastes (akusala) ne suffit pas (voir Micro-Hebdo n° 43), il faut aussi que l'effort s'applique à développer et à maintenir les états d'esprits fastes (kusala) et sains (puñña, sk. punya).
Le terme bhâvanâ, employé ici, renvoie à l'idée d'apparition, de production, d'existence ; mais il ne s'agit pas de « création » - idée rendue habituellement par le terme karma. Comment distinguer ces deux types d'action ?
Le karma dénote une intention liée à notre croyance en l'ego, il s'agit d'une action soumise aux « Poisons » : avidité, répulsion et ignorance-égarement qui, loin de mener à l'Eveil, maintient dans le samsâra. C'est une action volontaire qui s'effectue indépendamment des circonstances exactes de notre environnement, car seul, ici, importe notre désir et sa réalisation, coûte que coûte !
« Maintenir à l'existence » ou « cultiver » (bhâvanâ) doit s'entendre comme une métaphore agricole : le processus naturel qui fait croître les végétaux se produit indépendamment de notre désir ou de notre volonté. En revanche, nous pouvons agir, et concrètement, sur les conditions qui favoriseront ou non ce processus, nous pouvons l'accompagner avec vigilance (sati) et compréhension (pañña, sk. prajña).
Le lâcher-prise et la maîtrise, que présentaient les deux premiers types d'effort, sont comme le débroussaillage et le sarclage du terrain dans lequel les graines sont appelées à germer ; le développement et le maintien, que présentent les deux types d'effort suivants, correspondraient alors au fumage de la terre et à son arrosage, au désherbage, à l'entretien... Cette approche réclame donc une discipline, active, quotidienne.
C'est, en quelque sorte, développer notre « nature » apte à l'Eveil, au détriment de cette « seconde nature » que nous avions auparavant cultivée par nos actes karmiques. Non pas simplement « ne plus agir karmiquement », comme si cela suffisait pour permettre à cette « nature apte à l'Eveil » de s'exprimer d'elle-même, mais cultiver, entretenir et développer tous ses germes, qui ne demandent qu'à croître.
Bien que le bouddhisme ancien (dont ce texte est issu) n'utilise jamais l'expression, on peut penser ici à la « nature de Bouddha » qu'évoqueront ultérieurement les écoles tardives du « Grand Véhicule » (Mahâyâna). Et, comme pour ces écoles, il s'agit d'un « travail » à accomplir, qui réclame effort (le bouddhisme tantrique, ou Vajrayâna, lui, adoptera une autre vision). Il s'agit de remplacer un type d'agir (karmique), qui n'est que reproduction de nos habitudes égotiques et égoïstes, immémoriales, par un autre type d'agir (dharmique : en accord avec l'Ordre des Choses, le Dharma), adéquat à chaque situation qui apparaît, dans l'instant, en fonction de ses conditions propres.
Le texte, ici, insiste tout particulièrement sur les actions liées à la pratique de la méditation et, plus précisément, aux entraînements de samatha, le « calme mental », qui mène au ravissement (pîti ; skt. prîti), à la tranquillité (passadhi ; skt. prasrabdhi) et à la « concentration » (ou « recueillement », samâdhi), ou ce qu'on nomme les « absorptions » (jhâna, sk. dhyâna). Mais ceux-ci sont inclus dans les « sept facteurs de l'Eveil » (bojjhanga), qui leur associe l'énergie (viraya) - véritable synonyme d'effort - l'attention vigilante (sati), ou encore l'« examen » (vicaya), qui constitue l'exercice de la « pensée juste », l'analyse des phénomènes « tels qu'ils sont ».
L'effort, ici, a pour but de transformer ces exercices méditatifs du « calme mental » afin d'éviter au pratiquant de sombrer dans l'apathie ou de succomber au « charme » des absorptions. C'est l'effort qui permettra de sortir des états profonds de concentration pour les observer et les examiner pour ce qu'ils sont : des créations de l'esprit, des phénomènes conditionnés... mais par des marques de l'Eveil ! C'est l'effort qui permettra, aussi, d'en tirer profit en développant les « pouvoirs » qu'ils peuvent procurer, non pour en jouir égoïstement, mais pour mieux pouvoir diffuser et expliquer le Dharma, l'enseignement qui mène à l'Eveil et au nirvâna.
Comme le déclare le quatrième paragraphe de notre texte, l'effort est ce qui permet à ces « graines d'Eveil » de « fructifier et de parvenir à la perfection totale de leur développement ». Sans effort, rien n'empêchera de voir apparaître et de goûter des expériences « positives », mais elles resteront instantanées et fugaces, vite emportées par les « flux mentaux » habituels. Dégager le terrain ne suffit pas : il faut l'entretenir à chaque instant, au risque de voir les « mauvaises herbes » envahir à nouveau et étouffer le bon grain ! Et cet avertissement vaut autant pour les périodes de méditation stricte - l'exercice des entraînements, en posture assise ou en marche - que pour la vie quotidienne... Voire plus encore pour la vie quotidienne !
Ajahn Sumedho, dans le texte que nous citions précédemment, évoquait l'effort et le courage nécessaires pour « ne pas intervenir » ; il en faut tout autant pour « intervenir à bon escient ». Agir de manière adéquate (en gestes, paroles ou pensées) demande donc bien l'exercice conjugué de la compréhension correcte, de la pensée correcte, de la motivation correcte et de l'effort correct. S'exercer et se discipliner, sans sagesse et sans motivation, sans résolution inflexible, c'est s'exposer à expérimenter des états d'esprits pleins de saveur sans pouvoir les goûter sur la durée, ni comprendre pourquoi ni comment ils ont été si brefs et si goûteux ! C'est risquer de cultiver un appétit insatiable et douloureux, cultiver dukkha, l'insatisfaction...
C'est prendre le Chemin à l'envers.
Ce Chemin - les textes le disent bien (note) - est un phénomène conditionné comme les autres, soumis lui aussi à une Loi de co-production conditionnée ou production inter-dépendante (paticca-samuppâda, sk. pratîtya-samutpâda). C'est dire assez qu'il demande la conjugaison de plusieurs facteurs, à égalité, et non l'exclusivisme qui en attribuerait l'épanouissement à une cause unique, fût-elle la « méditation »...
Source : http://www.bouddhisme-universite.net/micro-hebdo/micro-hebdo-accueil.h tm
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
Sexe: 
Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2772 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 01 Mai 2006 0:24 |
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| Citation: | Nous pouvons accomplir toutes sortes d’efforts, travailler durement pour atteindre nos objectifs. Mais tout dépend de la nature de nos aspirations. Si nous ne courons qu’après la gloire, le renom ou l’avidité, voire même une pratique sévère et acharnée, il ne sera pas question d’effort juste.
1. Empêcher les graines néfastes, qui ne se sont pas encore manifestées, d’éclore.
2. Aider les graines néfastes qui se sont manifestées à retourner à leur point de départ, c’est à dire dans la conscience profonde.
3. Trouver les moyens d’arroser les bonnes graines afin qu’elles se manifestent et inviter nos proches à faire de même.
4. Nourrir et arroser les bonnes graines qui se sont déjà manifestées afin qu’elles demeurent toujours présentes et croissent solidement.
Être pleinement conscient c'est être vraiment vivant, présent, et faire un avec ceux qui sont autour de nous et avec ce que nous sommes en train de faire. (tradition de Thich Nahn Han) |
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lotus Membre actif

Age: 55
Sexe: 
Inscription : 29 Nov 2005 Messages : 329 Localisation : Loire
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Posté le : 01 Mai 2006 12:49 |
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EFFORT
Les écritures bouddhiques menttionnent quatre sortes d'efforts.
I - Effort pour éviter - S'efforcer d'empêcher que les idées malsaines ou fausses que l'on n'a jamais eues ne pénètrent dans son esprit. S'efforcer de ne pas commettre les actes mauvais que l'on n'a jamais commis.
II - Effort pour dominer - S'efforcer de rejeter, d'annihiler les tendances néfastes que l'on sent en soi. Ne pas les laisser s'enraciner. Combattre la convoitise, la colère, l'illusion ; les vaincre, les rejeter.
Il y a cinq façons de se débarasser des pensées néfastes :
1 - Opposer une idée salutaire à l'idée néfaste ;
2 - Considérer les effets pernicieux de l'idée néfaste ;
3 - Ne lui accorder aucune attention :
4 - L'analyser, découvrir les éléments qui la constituent et les causes qui l'ont engendrée ;
5 - S'armer d'une forte volonté et se faire violence.
III - L'effort pour acquérir - S'efforcer de faire surgir, en soi, toutes les tendances salutaires que l'on ne possède pas encore. Acquérir les qualités requises pour parvenir à la Connaissance, savoir : l'attention, la pénétration, l'énergie, l'intérêt, la tranquillité, la concentration d'esprit et l'égalité d'esprit.
IV - L'effort pour maintenir - S'efforcer de conserver les tendances et les notions salutaires que l'on possède, ne pas les laisser s'affaiblir ou disparaître, travailler à les développer et à les amener à leur perfection.
Extrait de Le bouddhisme du Bouddha d'Alexandra David-Néel
"Au moyen d'efforts, la sagesse est acquise : elle est perdue par la nonchalance" Dhammapada
Lotus
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